Presse
À propos d’Éros-phyton, matrice poétique

« Pour qui a pris l’habitude de se déplacer dans la cartographie de la “poésie moderne”, une forme de routine – du moins en apparence, car s’y déploie aussi une forte singularité, qui fait que ce livre, on ne l’avait encore jamais lu. »
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« … dans les mots, il y a d’autres mots, et Vitalia tire un parti extraordinaire de ce fait ; les mots y poussent comme une herbe, par le milieu (Deleuze)… il y a dans cette scissiparité quelque chose d’un coït fertile en progéniture – un genre de méiose linguistique perpétuelle… qui découle de cette fructueuse réinvention de ce qu’on appelait autrefois la coupe des vers, et qu’il faudrait peut-être rebaptiser la découpe des vers, puisqu’elle n’hésite plus à tailler directement dans la chair des mots… Rarement a-t-on investi cette potentialité technique à ce point, rarement en a-t-on tiré une telle diversité d’effets, un tel feu d’artifice… une virtuosité certaine l’empêche de tomber dans l’artificiel, l’aide à garder une fluidité séduisante et hautement lisible. Car, malgré les mots rares et la complexité du propos, on ne saurait parler d’hermétisme à moins de chasser tout ce que ce mot connote de laborieux. Chaque geste fait jaillir du sens sans entraves… »
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« Elle les coupe, découpe, détache leurs syllabes, en soustrait des greffons, s’adonne aux boutures, insuffle une rythmique particulière à ses vers afin de donner plus de vigueur à ce grimoire magique »
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« Cet étonnant herbier textuel et intertextuel qui dialogue avec Ponge, Roche, Roubaud, etc., offre une subtile réflexion métapoétique. »
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« Ethos-python ne manque pas d’humour… Qualité innovante certaine pour cette publication très documentée sur le monde végétal… Un premier livre déjà abouti… S’il y avait un prix dans ce domaine, ce livre l’aurait ! »
« Maya Vitalia explore la flore avec des phrases sonores où assonances et allitérations pullulent […], convoquant tous les sens […], jouant de mots […] »
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« C’est difficile de parler de ce livre parce que c’est une sorte de grand poème autour, comme le titre l’indique, de l’érotique des plantes, […] la jouissance du langage à travers la connaissance et l’observation des plantes. »
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« Un livre qui, comme m’avait dit naguère Jude Stéfan à propos de l’un de Pierre Alferi, “sort de la masse”. »
« Stupéfiant poème de Maya Vitalia dans la revue-lettre pliée niqui causse. »
À propos des textes en revue

« Ailleurs, chez Maya Vitalia, la « mouche finale » est celle qui « au bout du fil / de pêche ne mange plus nos corps ». »
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« Travail plus expérimental et postal, passionnant, pour Maya Vitalia, qui fait se souvenir de toutes les lettres perdues avec leurs bribes, leurs effacés, leurs tampons improbables, leurs fautes dans des langues que les expéditeurs ne connaissent pas bien sans qu’on ne sache toujours si tout est vrai… »
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