
Biographie
Francilienne d’adoption, Maya Vitalia est l’autrice d’Éros-phyton, matrice poétique (Les murmurations, septembre 2025), dont un extrait a paru dans la lettre-revue niqui causse (Éric Pesty Éditeur). Ce long poème, herbier textuel et intertextuel, voire grimoire de poésie, a fait l’objet de plusieurs recensions (Sitaudis, Diacritik, Remue.net, L’Intranquille, Accrocstiches, Tanneurs Quarante-cinq).
Maya Vitalia est née tardivement sur les pages des revues – Catastrophes, Nioques, niqui causse, Ouste, L’Intranquille, Teste véhicule poétique, Vif, Papier Machine, Monologue, L’Alcoolisme, Transat’ – après avoir accumulé notes et brouillons pendant un quart de siècle, sans donner à lire. Plusieurs morceaux d’un ouvrage en projet y sont disséminés (l’un a été commenté dans Poesibao en 2025, l’autre cité dans Le Matricule des anges en 2026).
Originaire d’un village des Alpes maritimes à la frontière italienne, elle a grandi au sein d’un foyer où les livres étaient absents. Attirée vers d’autres prairies dénivelées, elle a été l’élève, à Nice, du philosophe Clément Rosset et du musicologue Daniel Charles (spécialiste de John Cage), et à Paris, d’Anne Moeglin Delcroix (livre d’artiste) – non sans fréquenter en dilettante les écoles d’art (Villa Arson, Paris-Cergy) avant de devenir réceptionniste d’hôtel, puis disparaître lectrice-correctrice d’édition.
Ses travaux théoriques, d’inspiration vitaliste, ont porté sur le processus créateur, la nature et le temps, autour des Notes de Marcel Duchamp et de L’Homme sans qualités de Robert Musil. Depuis, elle se consacre à l’écriture de création. Autodidacte en poésie, elle travaille un geste d’écriture, et réécritures multiples, expressif et sans doute baroque, aux prises avec les formes du langage, le monde sensible, la mémoire et la culture.