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Maya Vitalia, poète

Couverture complète d’Éros-phyton, dépliée : la quatrième de couverture avec le prix et le logo de l’éditeur, le dos, puis la première de couverture, encadrées de plantes, de fleurs et d’insectes bleu cyanotype sur fond vert sombre.
Éros-phyton, matrice poétiqueÉditions les murmurations, 2025
Éros-phyton posé sur les grandes feuilles dépliées de niqui causse 6, imprimées en noir et rouge, à côté des enveloppes de la lettre-revue, sur une table en bois peint vert d’eau.

Extrait d’Éros-phyton pré-publié dans niqui causse 6, Éric Pesty Éditeur

Multiplie, de la symphorine, le drag

eon à bois sec ; soustrais ses garçons-baies momifiées

La mulgédie, laiteron (bonnerustique constellée, visitée du Papillon, de l’Abeille)

— ou laitue des monts, hélio & oro.phile, chic

orée à feuilles triangulaires, avec 2oreillettes —, suç

ote sa tige-puits : une sève laiteuses’écoule d’elle à la moindre cass

ure ou blessure ; la Brise disperse

ses akènes à aigrettes, succédant aux fleurs,sinon les passereaux (Fringillidés)

s’en nourrissent

« Bonjour, Maya, C'est très singulier, très original et vous maîtrisez parfaitement l'art de la coupe incongrue, signifiante. Ces textes sont très – tant pis pour le gros mot – beaux, de cette beauté étrange, dont on ne sait par où elle passe ni d'où elle vient. Inventions verbales souvent magnifiques […], coupes quasiment lacaniennes parfois, vous avez créé un univers de langue très personnel (et je vois bien l'aspect d'autodérision, de subversion souriante, de votre travail par ces improbables coupes et césures). Un timbre, des pigments, et comme du grain de peau. Bref, si vous ne parvenez pas à publier ce genre de chose, je me mets en colère (ça m'arrive assez peu souvent !), même si la situation de l'édition est de plus en plus catastrophique (et les éditeurs de plus en plus frileux). […] Merci de ce moment de découverte fort réjouissante.[…] A suivre. Amitié JmP.S. j'ajoute un lexique charmant (au sens médiéval du terme), précieux sans préciosité, extrêmement visuel-concret qui dépayse la langue (nous dépayse dans la langue). vous aimez la poésie de Jude Stéfan (parfois assez proche de la vôtre) ? P.S. J’ai re-jeté un coup d’œil (attentif, toutefois) à Eros-phyton. Si vous ne trouvez pas un bon éditeur, si ce texte ne trouve pas chaussure à son pied, alors il faudra beaucoup désespérer de l’édition française.»
E-mail de Jean-Michel Espitallier, 21 novembre 2024