Maya Vitalia, poète


Extrait d’Éros-phyton pré-publié dans niqui causse 6, Éric Pesty Éditeur
Multiplie, de la symphorine, le drag
eon à bois sec ; soustrais ses garçons-baies momifiées
La mulgédie, laiteron (bonnerustique constellée, visitée du Papillon, de l’Abeille)
— ou laitue des monts, hélio & oro.phile, chic
orée à feuilles triangulaires, avec 2oreillettes —, suç
ote sa tige-puits : une sève laiteuses’écoule d’elle à la moindre cass
ure ou blessure ; la Brise disperse
ses akènes à aigrettes, succédant aux fleurs,sinon les passereaux (Fringillidés)
s’en nourrissent
![« Bonjour, Maya, C'est très singulier, très original et vous maîtrisez parfaitement l'art de la coupe incongrue, signifiante. Ces textes sont très – tant pis pour le gros mot – beaux, de cette beauté étrange, dont on ne sait par où elle passe ni d'où elle vient. Inventions verbales souvent magnifiques […], coupes quasiment lacaniennes parfois, vous avez créé un univers de langue très personnel (et je vois bien l'aspect d'autodérision, de subversion souriante, de votre travail par ces improbables coupes et césures). Un timbre, des pigments, et comme du grain de peau. Bref, si vous ne parvenez pas à publier ce genre de chose, je me mets en colère (ça m'arrive assez peu souvent !), même si la situation de l'édition est de plus en plus catastrophique (et les éditeurs de plus en plus frileux). […] Merci de ce moment de découverte fort réjouissante.[…] A suivre. Amitié Jm](/images/lettres/espitallier-1-560.webp)












